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"How about a magic trick ?"

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Résultats Oscars 2010





Un peu tard pour les résultats de la 82ème cérémonie des Oscars me direz-vous ! Et vous aurez raison de le remarquer. Le manque de temps libre reste un problème majeur pour les actualités, j'espère que vous me comprendrez ! En tout cas, voilà les récompenses :


Oscar du Meilleur film :
Démineurs de Kathryn Bigelow

Oscar du Meilleur acteur :
Jeff Bridges dans Crazy Heart

Oscar de la Meilleur actrice :
Sandra Bullock dans The Blind Side

Oscar du Meilleur second rôle masculin :
Christoph Waltz dans Inglourious Basterds

Oscar du Meilleur second rôle féminin :
Mo'Nique dans Precious

Oscar du Meilleur réalisateur :
Kathryn Bigelow pour Démineurs

Oscar du Meilleur scénario :
Mark Boal pour Démineurs

Oscar du Meilleur scénario adapté :
Geoffrey Fletcher pour Precious

Oscar de la Meilleure photographie :
Mauro Fiore pour Avatar

Oscar du Meilleur montage :
Bob Murawski & Chris Innis pour Démineurs

Oscar de la Meilleur direction artistique :
Rick Carter, Robert Stromberg & Kim Sinclair pour Avatar

Oscar des Meilleurs costumes :
Sandy Powell pour Victoria: les jeunes années d'une reine

Oscar du Meilleur maquillage :
Barney Burman, Mindy Hall & Joel Harlow pour Star Trek

Oscar de la Meilleure bande-originale de film :
Michael Giacchino pour Là-haut

Oscar de la Meilleure chanson :
The Weary Kind
de T-Bone Burnett & Ryan Bingham pour Crazy Heart

Oscar du Meilleur mixage sonore
:
Paul N.J. Ottosson & Ray Beckett pour Démineurs

Oscar du Meilleur son :
Paul N.J. Ottosson pour Démineurs

Oscar des Meilleurs effets visuels :
Joe Letteri, Stephen Rosenbaum, Richard Baneham & Andy Jones pour Avatar

Oscar du Meilleur film d'animation :
Là-haut
de Pete Docter

Oscar du Meilleur film étranger :
El secreto de sus ojos
(film argentin)

Oscar du Meilleur film documentaire :
The Cove de Louie Psihoyos & Fisher Stevens

Oscar du Meilleur court-métrage documentaire :
Music by prudence
de Roger Ross Williams & Elinor Burkett

Oscar du Meilleur court-métrage d'animation :
Logorama de Nicolas Schmerkin

Oscar du Meilleur court-métrage de fiction :
The New Tenants de Joachim Back & Tivi Magnusson


Kathryn Bigelow.


En bref, on remarque agréablement qu'Avatar n'a pas tout remporté (seulement 3 oscars du domaine de la technique). Le favoris de cette année est évidement Démineurs qui remporte 6 oscars même si, comme toujours, certaines attributions sont contestables (cela est visible dès les nominations très réduites sur quelques films). Vous pouvez retrouver les nominations et avoir plus de précisions sur le site IMDb.

Résultats du sondage


Bonjour à tous, vous l'aurez sûrement remarqué, il y a peu de temps, un bref sondage a été mis en place afin de connaître vos avis sur les critiques de Cinétudiant. Le résultat est le suivant :

Êtes-vous d'accord avec les critiques de Colleen et Drazh ?

Oui et oui
5 (71%)
Oui et non
2 (28%)
Non et oui
0 (0%)
Non et non
0 (0%)

Nombre de votes : 7

Par souci de diplomatie, il a été choisi de ne pas réagir comme la brute sur nos lecteurs.

Le sondage avait pour but de constater que tout le monde n'est pas d'accord avec nos critiques, en particulier les miennes. Et tant mieux ! En effet, l'un des objectifs majeurs de ce blog est le débat sur différents films du cinéma d'aujourd'hui et il ne faut donc pas hésiter à nous dire en quoi vous n'êtes pas d'accord, à donner vos ressentis et points de vue, à exprimer vos interrogations, à partager vos connaissances sur ce sujet, etc.
Nous avons mis en place ici-même un moyen facile pour vous permettre de participer vous aussi à la vie de ce blog, pour cela vous pouvez vous inscrire en tant que membre afin de suivre les nouveautés et discussions ou bien poster un commentaire sans être inscrit en signant simplement votre texte.
Il m'a été demandé plusieurs fois comment peut-on poster un commentaire sur un article. Il est vrai que la configuration du site ne rend pas cette action des plus visibles. Pour déposer un commentaire sur Cinétudiant, il suffit, à la fin de l'article que vous désirez commenter, de cliquer sur Read User's Comments. Il en va de même pour lire les autres commentaires sur l'article.
Voilà pour ce qu'il en est de ce petit récapitulatif, en espérant voir un élan de participation qui contribuerait ainsi au blog, sait-on jamais !

Bonne lecture et à bientôt !

The Ghost Writer




The Ghost-Writer


Un film de Roman Polanski
Mars 2010

Tant de polémiques et d'affaires suspectes concernant les hommes politiques de notre société. C'est cela que dénonce brillamment le réalisateur du Bal des vampires Roman Polanski dans son dernier film The Ghost Writer. Ewan MacGregor, plus sérieux que dans le récent I love you Phillip Morris et convainquant par la simplicité et la pseudo-candeur de son personnage qui n'est autre que le nègre (ou l'écrivain) de l'ex-Premier ministre anglais (joué par Pierce Brosnan), censé achever la biographie du politicien. Les autres protagonistes restent eux-aussi intelligibles et l'idée de ne rater aucun déplacement du "ghost" permettent au spectateur d'être plus touché par l'état psychologique du personnage principal, il reste ainsi prudent et peu rassuré.

Le nègre d'Adam Lang.

On comprend dans une facilité déconcertante la critique des magouilles politiques, le parallélisme fait à l'affaire Blair/Bush, encore fraîchement dans nos mémoires, étant évident.
Dans une mise en scène aisément compréhensible, la tension est donc présente et pourtant on en rajoute avec la noirceur des décors, la froideur des couleurs et la musique, on est alors à son comble.
Après une séquence finale incroyable et un dernier plan digne de grands cinéastes, on ne peut sortir de la salle sans avoir compris ce que dénonce ce film. Quoiqu'il arrive, n'attendez pas que Pierce Brosnan se dévoile politicien pour le voir !



4 Heath

Brothers


Brothers


Un film de Jim Sheridan
Février 2010

Interview:


Pouvez-vous nous dire quelques mots sur Brothers ?

Drazh : Imaginez-vous, soldat, partir à la guerre, quitter ceux que vous aimez, vous faire capturer, torturer, la seule chose vous maintenant en vie étant l'espoir de retrouver votre famille. Par chance, vous réussissez à rentrer chez vous où vous constatez alors que votre femme (Natalie Portman) qui vous croyait mort s'est étroitement rapprochée de votre frère (Jake Gyllenhaal). C'est en tout cas ce que Jim Sheridan a voulu faire même si l'idée n'est pas si simple.



Quelle est selon vous la plus grande qualité du film? Et son plus gros défaut?


Colleen : J'ai avant tout été frappée par le talent des acteurs. C'est selon moi ce qui fait la force du film. Tobey Maguire est à l'apogée de sa carrière d'acteur : on lui donne ici un rôle (celui de Sam) qui lui permet de véritablement montrer de quoi il est capable et de se distinguer du personnage assez fade de Spiderman par exemple. Natalie Portman, qui incarne Grace, sa femme, et Jake Gyllenhaal, jouant son frère, lui donnent formidablement bien la réplique, et nous offrent ainsi à eux trois des dialogues forts et bouleversants.
Ce n'est pas tout, la toute jeune Bailee Madison incarnant Isabelle, fille ainée de Sam et Grace, est une révélation. Jalousie, innocence, incompréhension, tristesse ; tout se lit dans les yeux de la petite fille à la recherche d'un père -biologique ou non- mais présent.
Pour ma part, s'il faut trouver un vrai défaut à ce film, c'est bien celui-ci : la fin est décevante, voire parait un tantinet bâclée lorsqu'on la compare à l'intégralité du film si "complet". Sans vouloir en dire trop, le spectateur reste dans le doute le plus total. Alors que ce doute reste souvent le bienvenu dans les chutes au cinéma; ici il ne me parait pas à sa place. Rien d'alarmant, la fin reste, malgré tout, tout à fait convenable, mais fait que le film n'atteint pas la "perfection".

Tobey Maguire, effrayant dans son rôle de soldat.

Drazh : Comme l'a souligné Colleen, le jeu des acteurs est on ne peut plus convainquant, en particulier celui de Tobey Maguire. J'aime beaucoup ce dernier acteur et j'attendais de le voir dans un rôle disons où il pourrait avoir de plus grandes libertés de jeu et d'expression que dans la trilogie de Sam Raimi. Malgré tout, il existe un défaut majeur dans ce film; deux thèmes y sont abordés, celui des conséquences psychologiques de la guerre et celui du triangle amoureux. Le plus intéressant étant le premier, le plus présent étant le second, c'est vraiment dommage car tout cela reste captivant mais finalement assez abstrait, pas assez creusé. On nous montre une histoire secondaire qui certes est un bon plus dans le film mais ne le complète pas pour autant. C'est frustrant !


Comment se démarque t-il des autres? Qu'est-ce qui fait son originalité?


Colleen : Brothers se démarque des nombreux films de guerre déjà existants dans la mesure où il ne s'intéresse pas seulement à la guerre (ici en Afghanistan); c'est avant tout un film psychologique: la guerre qui vient briser une famille. Ce que vit le soldat. Ce que vit la femme du soldat. Ce que vivent les enfants du soldat. Ce que vit la famille du soldat. Tout cela avant, et ici, surtout après son retour au pays. Comment la vie peut-elle reprendre son cours? Quels vont être les dégâts de la jalousie et de la paranoïa? Ce sont avant tout ces thèmes abordés par Jim Sheridan.
Ce film se démarque aussi des autres longs-métrages de Jim Sheridan : le réalisateur des mémorables Au Nom Du Père et The Boxer quitte son Irlande natale et le conflit Nord-Irlandais et s'intéresse au conflit des Américains en Afghanistan.
Enfin, je trouve original le fait que ce film est une adaptation du film dannois Bröder paru en 2006. De plus, ce film étant assez récent, il serait intéressant de les comparer pour voir ce que Jim Sheridan a voulu apporter au scenario.


Donnez trois adjectifs qui qualifient au mieux le nouveau long-métrage de Jim Sheridan.

Colleen : Bouleversant, humain, profond.

Drazh : Effrayant, profond, abstrait. Les deux derniers mots s'opposant car on aborde un sujet profond mais souvent avec trop de superficialité.




4 Heath

Shutter Island


Shutter Island


Un film de Martin Scorsese
Février 2010

Ce nouveau Scorsese/DiCaprio, remarquablement bien travaillé, est l'adaptation du roman Shutter Island du célèbre Dennis Lehane. Il est bon de rappeler que ce romancier est l'auteur du remarquable Gone Baby Gone (adapté au cinéma par Ben Affleck en 2007) et du sublime Mystic River (adapté en 2002 par Clint Eastwood, avec Sean Penn, une merveille pure et simple). Cela fait déja plusieurs bonnes raisons d'aller voir ce film en salle, et ce non pas à reculons!
L'histoire se déroule en 1954, le marshal Teddy Daniels (Leonardo DiCaprio) et son nouveau coéquipier Chuck Aule débarquent sur l'île de Shutter Island au large de la Nouvelle Angleterre, pour enquêter dans l'hopital psychatrique où sont internés des criminels très dangereux. L'une des "patientes" (ou "détenue", terme utilisé par Teddy Daniels de manière particulièrement justifiée), mère infanticide, a disparu sans laisser aucune trace. Sa cellule est restée fermée à clés, et aucune issue ne semble envisageable. Seul un bout de papier présentant un code écrit de la main de la malade est retrouvé. Entre confiance et méfiance, les deux coéquipiers s'enlisent dans une enquête sordide et angoissante.

Shutter Island est plus qu'un simple thriller. Ce long-métrage est très riche et jongle avec frisson, action, drame, et suspens, dans une extrême habileté. Au delà de la simple enquête dirigée par Teddy Daniels, Martin Scorsese et son équipe offrent des scènes de courses poursuites à vous couper le souffle. La chair de poule est aussi au rendez-vous; l'atmosphère qui règne dans l'île est plus que glauque. Shutter Island ne voit jamais le soleil : une brume épaisse et une bande-son saisissante dévoilent l'île aux yeux du spectateur pour la première fois. Mauvais présage, la tempête dans laquelle les deux coéquipiers sont piégés au beau milieu du film semble être la métaphore de leur perdition.
L'enquête initiale tombe donc rapidement aux oubliettes, et cela presque inconsciemment pour le Teddy Daniels et pour le spectateur : très vite les mystères de l'île n'inspirent que la méfiance et la paranoïa. Le marshal se perd dans un univers cauchemardesque, aussi bien physiquement que mentalement ; il a des visions de sa femme, décédée dans un incendie. Il se revoit, en tant que vétéran de la seconde guerre mondiale, découvrir l'horreur des camps de concentration. Les flashbacks sont donc de la partie. Représentant l'aspect dramatique du film, ils sont à la fois les bienvenus, et le bémol du film. D'un point de vue technique, les hallucinations de Teddy revèlent une esthétique incroyable; prenons pour exemple la très belle scène où sa femme se consume dans ses bras répétant "Let me go" ("laisse-moi partir"), ne devenant plus que cendres sous une pluie impuissante (révélant les regrets d'impuissance de Teddy). Ce qui peut être reproché aux flashbacks est en revanche le fait qu'ils mélangent le passé et les hallucinations de Teddy. Le spectateur est donc quelques fois un peu confus et a du mal à distinguer le réel de l'iréel. Ceci est en revanche peut-être voulu : Teddy Daniels est lui même perdu et ne sait plus quoi croire, qui croire. Je reprocherais aussi aux flashbacks de s'attarder un peu trop sur les souvenirs du marshal de la Shoah. Ces souvenirs sont essentiels mais trop nombreux. Ils n'apportent pas grand chose à l'histoire, et beaucoup auraient pu être raccourcis voire supprimés.




Cependant, malgré ces quelques flashbacks en trop et la longueur du film (2H17), il est très difficile de s'ennuyer. Le film est passionnant, les minutes passent à une vitesse incroyable. Il offre différents degrés de lecture et ainsi, dès que le spectateur sort de la salle, il n'a qu'une envie : le revoir pour l'analyser d'une toute autre manière. En effet, dans cet univers étouffant de la psychiatrie, le spectateur devient lui aussi fou à force d'être finement manipulé. Lui même, tout comme Teddy, subit la paranoïa et ne sait plus qui ou quoi croire. Cette manipulation est d'autant plus réussie que le jeu de Leonardo DiCaprio est extraordinaire et nous entraine dans la confusion la plus totale. Cet acteur est excellent mais ce n'est pas une révélation (depuis Aviator, autre tandem Scorsese/DiCaprio, le beau minet rebel de Titanic nous a prouvé qu'il était devenu l'un des plus grands de sa génération). A noter également les très belles prestations de Michelle Williams (vue dans Brokeback Mountain) et Emily Mortimer (Match Point).
En somme, Shutter Island est un très bon film, captivant, doté d'une chute suprenante!



4 Heath
 
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